Nicolas Folmer Artiste

Music Author & Player / Auteur Interprète

Son parcours / Story / Biographie

Né dans le  sud de la France en 1976, Nicolas Folmer est très vite repéré comme un enfant différent et attachant. A 8 ans, il est déjà génie de la musique. Son adolescence est marquée par la trompette. Il est remarqué et il croquera avec beaucoup de plaisir ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris. Il y cotoie le milieu du jazz pour lequel il a un vif intérêt. Il obtient en 1994 un premier prix de trompette et un diplôme de formation supérieure (DFS) au sein du département jazz. En 1998, ses pairs le reconnaissent avec le Premier prix de perfectionnement en composition. Et ce n’est là qu’un début. Durant l’année 2005, tous les feux de la rampe sont sur lui. Il obtient tout d’abord deux Djangodor, rien que ça, pour son disque “I comme Icare” et pour la création et la co-direction du Paris Jazz Big Band. Et pour couronner le tout, il est récompensé par une Victoire de la musique comme révélation instrumentale française de l’année.

Son niveau d’interprétation est quant à lui reconnu depuis 1997 où l’Orchestre National de Jazz (ONJ) de Paris l’a engagé comme premier trompétiste. Mais ce sont ses envies de créer et d’entreprendre qui sont les plus fortes. Voici l’aperçu du monde de l’artiste Nicolas Folmer :

Récompenses de bienvenue du jeune artiste en 2005

Dajangodor 2005 Nicolas Folmer I comme Icare disque

DjangodOr pour l’album

“I comme Icare”

Le premier disque de Jazz de Nicolas à 27 ans, en quartet, ravit les critiques de jazz et le public.

Djangodor Nicolas Folmer PAris JAzz Big Band

DajangodOr pour la direction

du Paris Jazz Big Band

Récompense attribuée en co-direction avec Pierre Bertrand avec qui il a fondé et dirigé cette formation de jazz durant 15 ans.

Victoire de la Musique Révélation instrumentale Nicolas Folmer Trompette

Divi Builder

Prix Frank Ténot pour la révélation instrumentale de l’année aux victoires de la musique du Paris Jazz Big Band.

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Quel pied cette semaine, j’enregistrais la journée avec Téo Macero ( producteur de Miles ) qui ne l’appréciait pas, il était furieux et me passait un savon tous les matins…( je m’en foutais pas mal…)

– Nicolas Folmer raconte Winton Marsalis

Highlights / Jazz Acts en chiffres

Nicolas Folmer reste une éminence discrète dans le monde du Showbusiness. Sa passion du spectacle vivant le pousse à être sur scène le plus souvent possible. Il communique peu vers le grand public et compose, arrange, écrit, lance des festivals, des groupes et joue et joue encore.

Albums personnels

Concerts

Disques enregistrés

Festivals

Partitions écrites

Tournée 2022

Nicolas Folmer à Marseille
Nicolas Folmer à Paris
Nicolas Folmer à Singapour Singapore
Nicolas Folmer à Morvillars
Nicolas Folmer à Caen
Nicolas Folmer à Cagnes sur Mer
Nicolas Folmer a découvert la musique latino à Paris dès son arrivée alors qu'il avait 17 ans.

Mon arrivée à Paris

J’ai été immergé dans le milieu cubain et la musique latino

Je suis arrivé à Paris en septembre 1994 pour étudier au conservatoire national supérieur de musique de Paris.

J’arrivais d’une petite ville de province et je quittais le domicile familial, j’étais rempli d’attentes, de rêves musicaux, du désir de me trouver artistiquement, et de consumer ma jeunesse à 100 à l’heure. J’ai tout de suite sympathisé avec un collègue étudiant, vénezuelien, Pablo Gil, saxophoniste. Pablo parlait un français impeccable et avait une culture générale impressionnante, il avait quitté le Vénezuela pour Paris avec son saxophone et son courage.

“J’étais  impressionné car rien ne lui faisait peur, il était d’une maturité et d’une force intérieure qui forçait le respect.

Il avait une bienveillance naturelle et était déjà professionnel et indépendant, il payait lui-même ses études, en jouant dans les groupes de salsa latinos de la capitale.

Pour ma part , j’avais eu l’opportunité d’étudier ces musiques en formant un groupe dans ma Savoie natale lorsque j’étais adolescent, et j’avais été « initié » aux particularités rythmiques de cette culture dont j’adorais l’esthétique et le climat festif dans lequel elle s’exprimait. J’avais aussi certaines compétences en matière de déchiffrages de partitions acquise par ma formation académique.

La salsa étant alors très à la mode, il y a avait un nombre important d’orchestres constitués par des français et des musiciens latinos américains expatriés. Il y avait un besoin de cuivres, et particulièrement de trompettistes ayant un jeu assez physique, capable de développer un son puissant, et de s’adapter rapidement .

C’est grâce à Pablo que j’ai pu mettre un pied dans ce milieu. Il jouait 3 fois par semaine aux « Etoiles », une salle de concert et de danse située rue du Château d’eau à Paris. Il m’invita un jour à passer « faire le boeuf » avec le groupe « Caiman » qui y était l’orchestre maison ( dirigé par Mauricio Coppola, pianiste ). Je me souviens que Camillo Azuquita, chanteur Panaméen légendaire était invité et avait apporté les patitions de son répertoire.

Pablo dit aux musiciens de lui faire confiance et de me laisser jouer avec eux, en déchiffrage et en concert.

C’est vrai qu’à 17 ans et quelques je devais avoir une tête de gamin et je comprends leur à priori en me voyant débarquer. Nous avons joué un premier titre, puis un second, puis tout un set, durant lequel j’ai mis en pratique mes années de solfège passées et mises au service de ma maigre expérience d’alors. A l’issue, Azuquita m’a pris dans ses bras et m’a dit « bienvenu », il n’était pas obligé, j’ai ainsi eu la possibilité de venir remplacer Pablo par la suite et de jouer avec Azuquita entre autres.

Je me souviens encore de l’adrénaline durant cette soirée, le plaisir de voir les gens danser ( très bien en plus) , les chœurs qui étaient magnifiquement interprétés, et le talent de la rythmique. Il y avait un bassiste dont le nom de scène est « El Cuchi », capable de jouer de la « Baby bass » d’une main (sorte de contrebasse électrique utilisée dans le style), les timbales de l’autre main, de faire la clave avec le pied et de chanter en même temps.

Il y a avait également comme chanteur Yuri Buenaventura qui m’avait impressionné tant par le chant que par sa façon de danser. Le club avait un certain charme, le patron était délicieusement antipathique, une caricature presque cinématographique, la bouffe était absolument exécrable, mais il proposait à l’orchestre de dîner avant de jouer ce qui était déjà ça et je compris ce que « payé au lance pierre »  pouvait signifier. J’ai compris par la suite que ce que je voyais au plafond des loges étaient certainement de l’amiante, c’était une vulgaire lampe de bureau qui éclairait les pupitres des cuivres, mais il y avait une atmosphère, un climat, et c’était pour moi une excellente école.

De toute façon, à ce moment-là peut importait la forme et ce genre de « détails ». Par la suite, j’ai joué dans l’orchestre maison « Kanabayen », dirigé par Eduardo Valls, notre cri de ralliement était : « La orquesta Kanabayen, la que cobra in dollar et la que cobra in Yen ! », j’allais au conservatoire la journée et aux étoiles le soir. J’adorais cette période et l’équipe formait une petite famille, avec Leandro Guffanti, talentueux saxophoniste Argentin avec lequel je devins ami.

J’ai  également participé à plusieurs projets dont « Paris Latin Salsa ». Le producteur innondait Paris d’affiches bleues et produisait des concerts à l’Elysée Montmartre. Il y avait d’excellents musiciens tels  les regrettés  cubains, Guillermo Fellove (trompette), Anga diaz (congas) .

Le producteur n’a JAMAIS voulu déclarer qui que ce soit, si bien qu’un soir, l’URSSAF a débarqué à l’Elysé Montmartre et il a quitté la France suite au redressement demandé. C’était quand même un milieu « compliqué » et d’une droiture assez sinueuse.

Je me souviens avoir remplacé un trompettiste, au début pour la moitié de la soirée donc du cachet. Le collègue n’avait  pas pu venir du tout. Le producteur avait  souhaité me payer la moitié du cachet quand même. (on parle de 500 francs de l’époque). Je me rappellerai toujours avoir été défendu par Philippe Henry ( trombone ) et Christian Martinez ( trompette) qui s’étaient mouillés ouvertement avec le producteur, ils étaient très respectés et estimés, et en plus en imposaient physiquement.

Grâce à eux j’ai eu gain de cause, mais ça avait été la croix et la bannière pour récupérer l’argent. Par la suite, j’ai rencontré Michel Feugère, qui avait déjà une côte énorme dans ce milieu, il m’a fait entrer dans Mambomania. Ce big band latin, était dirigé par Marc Vorchin et Laurent Herdos, il jouait tout les samedis pour l’émission de Thierry Ardisson quelques années auparavant. Le répertoire était constitué de reprises de Perez Prado, Mario Bozza, de classiques cubains, de compositions des chefs. Nous jouions tous les samedis à « La Java » . Ce club dancing pouvait accueillir dans les 600 personnes et nous le blindions tous les samedis en commençant à jouer à Minuit trente jusqu’à 3h30 du matin.

Il n’était pas rare que j’aie un ou deux concerts avant, ou parfois une séance d’enregistrement, mais avant 20 ans, on récupère vite. J’ai beaucoup appris avec ce groupe et j’adorai jouer avec Michel Feugère aussi qui réussissait à allier puissance de son et propreté de jeu sur la durée avec une agilité déconcertante.

Par la suite il m’a fait entrer dans le groupe « Sabor A Son », nous jouions tous les mardis à La Coupole. Au sous sol de la brasserie mythique existe un dancing distingué, accueillant  alor 600 personnes tous les mardis. J’adorais jouer dans ce lieu, je crois que si ça repartait j’adorerais toujours.  Fino Gomez était le chef d’orchestre et nous jouions sa musique, il écrivait de magnifiques chansons dans le style du « son cubain ».

Il y avait une équipe de choc, dont Joël Hierrezuelo et Roldan (chant, percus). Je crois que je n’ai jamais entendu une complicité pareille depuis, il y avait également Line Kruse au violon, qui a fait par la suite une magnifique carrière de compositrice et soliste. Miguel Gomez était au congas (chef d’orchestre du groupe africando). Nous étions 2 trompettes comme cuivres, c’est tout. 

Le manager nous demandait de mettre des chapeaux style panaméens, et lorsqu’un programmateur venait écouter, il disait parfois, que le groupe était cubain, donc je ne disais rien devant compte tenu de mon niveau en espagnol. Parfois Tony Russo venait remplacer et nous étions mort de rire de le voir refuser et se prendre la tête avec le manager qui le regardait de loin sur scène et lui disait : « il faut mettre les tchapos… » et Tony de répondre : « non, moi je remplace y a pas de tchapo ou je sais pas quoi qui tiennent ».

Avec Michel Feugère, on avait pratiquement les même costumes, on faisait des chorégraphies, on connaissait tout par cœur, le show faisait un malheur et nous avions acquis une solide réputation. 

Mais surtout, ce groupe sonnait vraiment bien, il maîtrisait parfaitement le sens de la nuance, ce qui était assez rare, nombre d’orchestre jouant à l’époque assez fort et avec un son un peu brouillon. En plus de ces rendez vous réguliers, il y avait aussi des concerts extérieurs, festival de Nice par exemple, soirées privées, Etc. A cette époque, entre 1994 et 2000, il y avait au moins 6 salles qui programmaient des groupes de 6 à 15 musiciens, 3 ou 4 fois par semaines.

Il y a eu aussi des groupes avec Franklin Lozada, Alain Dehayes, que j’ai un peu perdu de vue, mais avec lesquels j’ai adoré travailler.

Nous avions monté un projet avec le chanteur Roberto Iglésias, avec la participation et la confiance de Tony Russo notamment. Tony est un des trompettiste français le plus enregistré, de Claude François à l’opéra de Paris en passant par Mac Coy Tiner ou Martial Solal. C’est une véritable référence encore aujourd’hui en 2022, et nous nous sommes rapidement pris de sympathie. Il a appuyé ce projet et nous avons fait quelques concerts. J’avais passé quelques nuits à relevé des repertoires entiers pour 6 cuivres et la rythmique, et le tout , à la main, papier et crayon. A l’époque, l’écriture via des logiciels n’était pas très répandue.

Je suis allé joué par la suite au Vénezuela, invité par Pablo Gil avec son big band : «  l’orchestre national des musiques urbaines ». En rentrant un soir après un concert, mon chauffeur de taxi  qui parlait français aimait la musique et la France. Je lui ai donc  parlé d’Orlando Poleao, percussioniste Vénezuélien avec lequel j’avais joué. Il vivait à Paris et était élevé au rend de demi dieu par ses pairs.

Au milieu de  Caracas, le taxi me dit alors : « Orlando, je ne connais que lui, il habite juste là ». On était entrain de passer devant chez lui !!! J’ai vérifié avec l’intéressé en lui décrivant le quartier, et c’était bien vrai.

Peu à peu, j’ai été moins disponible pour ces expériences musicales, je suis entré dans l’orchestre national de jazz en 1997 ( dirigé par Didier Levallet), j’ai commencé à monter d’autres projets ,dont  le Paris Jazz Big Band, j’ai participé à la création de NoJazz. Et puis, la mode de la salsa a commencé à décroître, les DJ prenant la place des groupes, moins chers, plus prévisibles musicalement.  Finalement, le public de danse est devenu moins sensible à cette musique sous sa forme live, et hélas, cette mode est un peu passée. 

La reprise «  Ne me quitte pas »  de Yuri Buenaventura avait  aussi boosté cette musique pendant un temps. Je me rappelle que nous jouions à l’Elysée Monmartre et qu’il m’avait dit, «  je repars en colombie, j’ai une idée de morceau, tu vas voir ça va cartonner ». Il ne s’est pas trompé. Les musiques latines sont très riches rythmiquement notamment, avec une profondeur traditionnelle, et un langage très abouti . Elle se danse à deux, l’ambiance est très conviviale festive, positive, et solaire. Peut être qu’un jour elle reprendra une place de premier plan auprès du public jeune. Pour le moment, ils ne sait pas ce qu’il rate, la musique de la nouvelle génération est plus sombre et individualiste, elle est aussi  en phase avec une époque, mais surtout elle est moins riche, mélodiquement, rythmiquement et harmoniquement.

Heureusement, il y a toujours des groupes de bon niveau qui continuent de jouer, même si cette période d’euphorie est révolue.”

Nicolas Folmer

Métissage

Voyage

Maloya, musiques d'ailleurs • Ile de la Réunion, FRA

En 1996, sa fascination pour les musiques d’ailleurs le conduit à séjourner sur l’île de La Réunion où il découvre le Maloya au travers d’artistes locaux emblématiques avec qui il se lie d’amitié comme Meddy Gerville. Il enregistrera avec lui plusieurs albums et il arrangera sa musique pour orchestre en 2009. Il rencontrera Luc Fenoli (premier album Jazz Time en 2021 avec Nicolas), et jouera avec Neshen Teeroovengadum et Linley Marthe.

Création

Afro-Américain, Miles Davis • New York, USA

Créateur, Nicolas réalise ses idées et les partage avec le public. En parallèle de ses tournées du Paris Jazz Big Band, il co-fonde, en 1999, NoJazz. Ce groupe sera précurseur de l’electro-Jazz ; leur premier disque est enregistré à New-York et produit par Teo Macero, le légendaire producteur de Miles Davis. En 2019 Nicolas rendra un hommage à Miles Davis en écrivant et produisant le disque So Miles.

Récit d’une Rencontre

Musique classique/Jazz, Winton Marsalis • New-Orléans, USA

« J’ai écouté Wynton pour la première au festival de Jazz à Vienne en 1991. Je découvrais alors le jazz et il m’est apparu comme une évidence ce soir là que sa musique, sa liberté, son exigence, son esprit, sa majesté artistique, nourriraient mon esprit pour longtemps. Je suis entré au conservatoire national supérieur de musique en 1993, Wynton est venu donner une master class le 11 novembre après un concert au théâtre des champs élysées. Je me souviens de cette date car ce jour là, mon grand père Victor était décoré comme officier de l’ordre national du mérite en tant que résistant, et militaire courageux. C’était pour moi un moment tout aussi important. Le dilemme était  donc grand, et c’est avec son approbation que j’étais finalement  resté à Paris pour  assister à  la master class de Wynton.
Celle-ci a duré 5 heures sans pause. Je m’en souviens presque mot pour mot. Il a joué avec nous, se mettant à notre portée et nous a témoigné une grande bienveillance. Il est une sorte de grand frère musical pour moi. Je lui ai dit en 2003. Je jouais avec Dee Dee Bridgewater au festival de Marciac, Wynton était venu backstage écouter notre concert.
Je ne jouais pas dans un titre et je sortais donc de scène pour me retrouver à côté de lui. Et nous avons  alors engagé la conversation à voix basse. Il m’a dit être très touché lorsque je lui ai révelé que son concert de 1991 s’était imprimé en moi et m’avait donné la fois pour embrasser une carrière de musicien de jazz. En septembre 2001, je suis allé l’écouter au Village Vanguard pendant une semaine, je pense qu’il a halluciné de me voir au premier rang tous les soirs !! Quel pied cette semaine, j’enregistrai la journée avec Téo Macero ( producteur de Miles ) qui ne l’appréciait pas, il était furieux et me passait un savon tous les matins…( je m’en foutais pas mal…)
En 2004, il a formé un ensemble spécialement pour Marciac avec de jeunes musiciens dont moi. Nous avons passé 4 jours à répéter et fait vraiment connaissance à ce moment là. Ces 4 jours ont changé également ma perception du travail en groupe et ma façon de jouer l’instrument. J’ai mis des mois à assimiler ces moments.
Nous nous sommes recroisés ensuite plusieurs fois. Notamment, en 2012, je jouais avec mon projet sur la grand scène du festival de Marciac  avec Daniel Humair. Nous répétions la veille à Tarascon, et j’attendais mon orchestre dans le hall de l’hôtel. Je vois arriver un homme de loin. C’était Wynton, il répétait à côté avec Lucky Peterson. Le lendemain matin il nous a invité à aller l’écouter avec Daniel et mon épouse enceinte de 8 mois de notre fils Victor. Lucky Peterson, d’ordinaire très extraverti avait des allures de petit garçon sage, je pense que c’était la première fois qu’il jouait de l’orgue aussi pianissimo. Dire que quelques mois auparavant il avait joué de la guitare au milieu du boulevard Sépastopol en sortant du Duc Des Lombards, ravissant les automobilistes !  Nous avons discuté avec Wynton à la pause, heureux de voir mon épouse enceinte et a même joué quelque note en direction de son ventre. Daniel Humair a pris quelques photos.
Et Wynton nous a dit venir nous écouter le lendemain. Sincèrement , je n’y croyais pas trop mais il est venu ! Je ne m’en suis aperçu qu’en  sortant de scène, heureusement si oui j’en aurai perdu mes moyens.
Il m’est souvent arrivé de rêver de jouer avec lui. Mais aussi de cauchemarder, d’arriver sur scène et de ne pas avoir ma trompette par exemple, ou de plus pouvoir sortir une note. Son attention et sa présence ont été un des  moments le plus touchant de ma vie de musicien.
En 2019, il est venu joué à la philarmonie de Paris. J’ai demandé à son agent si je pouvais passer lui dire bonjour et Wynton m’a invité pour le rappel. Avant ce jour là, je réalise que  n’avais jamais vraiment eu le trac. Hervé Sellin (pianiste) était aussi invité. J’étais submergé d’émotion de jouer un blues yeux dans les yeux avec lui.
Je précise que je ne suis pas d’un naturel « fan club » ou groupie, ni facilement impressionnable, c’était un moment de partage unique qui dépasse la musique. »

Nicolas Folmer

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Nicolas Folmer une vie d’artiste et de bâtisseur

Pour se faire une idée un peu plus globale du personnage et de son oeuvre voici un petit curriculum vitae qui, bien que très sommaire, en dit long. Les mots clefs pourraient être passion, travail, talent, créativité, initiative et amour. Qu’en dites vous ?

Olivier Louvel et Nicolas Folmer au Fort Napoléon dans le VAr

1976

Naissance d’un artiste

1994 Conservatoire, Premier prix de trompette, diplôme

1995, rencontre du milieu Jazz Latino, Calvi Jazz Festival

1996, La réunion, Enregistrement de disques Maloya

1997, entrée à l’Orchestre National de Paris

1998, Création du Paris Jazz Big Band

1999, création de Nojazz

2004, Création de son premier quartet, enregistrement de “I comme Icare”

Récompense des pairs en France et aux USA

2005, Djangod’Or deux fois, Victoire de la musique

Créer, jouer sur scène, créer, jouer sur scène, encore

2006, Enregistrement de l’album “Fluide”

2008, enregistrement du projet avec Michel LEgrand

2009, enregistrement avec Bob Mintzer de “Off the beaten tracks”

Saveur JAzz Festival coup de coeur de Nicolas Folmer Artiste référent

2010

Faire connaitre la musique et le Jazz au plus grand nombre

2010, Fondation de Jazz au Pays et des festivals en province, partenariat avec la Spedidam.

Un festival de festivals

Le premier d’une grande série sera le Saveurs Jazz festival en Anjou. La musique se mèle à la gastronomie avec en parallèle un festival de dégustation des spécialités de cette région. Nicolas initiera plus de cinq autres festivals dans les années qui suivront.

2011

Reconnaissance de la société pour l’engagement public dans la culture

2011, Décoration par le ministre de la culture Français de la croix de l’ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Folmer est fait chevalier des arts des lettres pour l’ensemble de son oeuvre et sa volonté à diffuser la musique.

Nicolas Folmer chevalier des Arts et des Lettres

Partager la musique et le Jazz

Nicolas Folmer participe à la transmission de son art en intervenant au conservatoire de Paris.

Puis il rejoindra, en 10 ans, le conservatoire Régional de Toulon, ou il enseigne aujourd’hui.

Il donne des Master Class en France, au Vénézuela, à la Réunion, en Colombie et en Australie.

Marseille confiera à Nicolas Folmer, pour un projet, de diriger le Big Band d’Aix-Marseille Université pour développer ce style musical et l’émergence de jeunes talents.

Oui mais créer et jouer toujours

2012, enregistrement de du projet “Lights”

2014, enregistrement de “Sphère” avec Daniel Humair, Emil Spanyi, Laurent Vernerey, Dave Liebman et Michel Portal.

2015, Horny Tonky est enregistré dans un créneau à la croisé des chemins du funk, du Rock, du RNB, de la Soul et des musiques improvisées.

 

 

2016, c’est “Horny Tonky Expérience” ou électro musique et reggae se mèlent à la création.

2018, Enregistrement de “Liminal” et concerts connectés ou le public participe au choix des instruments.

2019, écriture et enregistrement de So Miles en quintet.

Le COVID dit stop, mais non mais non, 10ème album démasqué

2020, en plein confinement Nicolas pense souffler et respirer, il écrit Breathe et l’enregistrera en 2021.

Album Breathe de Nicolas Folmer

VOIR le résumé

du concert de sortie

2022

Sortie de BREATHE l’album de l’après

2021, Enregistrement confiné du Cd en résidence d’artiste chez Tandem dans le département du Var en France.

2022, en février l’album est enfin lancé avec le concours de Jazz Magazine au Bal Blomet à Paris.

 

 

Et aujourd’hui

Création toujours!

Le jazz a occupé seulement une partie de la vie artistique de Nicolas Folmer. L’enseignement et la promotion de la musique se sont fait une place importante et au fil du temps Nicolas a créé d’autres musiques. Notamment des musiques de film, de série qu’il continue à créer. Déjà en 2010 il participait à des musiques de film (comme par exemple au Festival de Cannes 2012).  Nous y reviendrons dans le chapitre III (à paraitre) ou seront également abordés les projets en cours et à venir dès fin 2022.

Tournées internationales

Années de musique

Heures de scène

Les autres rencontres / Other Stories

Nicolas Folmer raconte sa rencontre avec Dee Dee Bridgwater

Dee Dee Bridgwater

Mon envie de transmettre a été encouragée par Dee Dee…

Nicolas Folmer rencontre Claude Nougaro pour le disque Embarquement immédiat

Claude Nougaro

Nicolas a envie de chanter. C’est aux cotés de Claude Nougaro qu’il a vu grandir ce désir : les coulisses d’une rencontre

Nicolas Folmer rencontre Henri Salvador récit

Henri Salvador

Une autre histoire qui révèle avant l’heure l’engouement récent pour les chansons de cet artiste. Nicolas Folmer raconte.

La rencontre de John Lewis avec Nicolas Folmer racontée

John Lewis

Nicolas Folmer a 21 ans, l’offre de John Lewis si peu de temps après leur rencontre va troubler l’artiste. Il raconte.

Nicolas Folmer rencontre Henri Salvador récit

Extrait de Chambre avec vue de Henri Salvador

Une vie dans les étoiles

Nicolas rencontre Henri Salvador

Récit

En 2000 , Henri Salvador enregistrait son album « chambre avec vue».
Régis Ceccarelli était le réalisateur du projet et m’avait contacté pour arranger pour 3 cuivres un titre «  Mademoiselle » et faire un solo sur le titre.
Je recevais la maquette du titre.  Henri Salvador fait parti de l’inconscient de générations entières, ne serait qu’avec « une chanson douce ». J’avais déjà un lien affectif avec lui et sa musique.
René Urtreger  qui a enregistré la première maquette de « My Way » m’avait dit qu’évidemment il ne pouvait pas savoir ce que ce titre deviendrait.
Je  me suis posé la même question, que deviendra ce titre ?
Nous avons fait une première séance avec saxophone , trombone et trompette.
Nous devions partager un solo en 3, sous formes d’échange. Henri Salvador n’était pas présent à l’enregistrement mais après écoute il m’a fait revenir pour refaire l’enregistrement. Il ne voulait qu’un solo de trompette dans l’esprit de Louis Armstrong.

Nous nous sommes rencontrés pour la séance au studio de « La Grande Armée », porte Maillot. Il a eu tout de suite un franc parlé de musicien à musicien qui m’a mis à l’aise.
J’ai fait une première prise , dans l’esprit de la rythmique , très swing, léger, avec des phrases très ornementées.
On a écouté l’enregistrement et il a scaté un peu pour me faire comprendre le style de ce qu’il souhaitait. Il voulait quelque chose de festif, flamboyant,  dans l’esprit de Louis Armstrong, plus simple, avec des riffs, une intention plus « brute » .
Pour la deuxième prise, il s’est assis à côté de moi dans la cabine d’enregistrement et me stimulait  pendant la prise de mon improvisation, d’ailleurs  on l’entend sur l’enregistrement. On a fait une prise, il était content. J’ai demandé à en faire un autre pour « être sur » avoir le choix, en avoir une de « sécurité » etc. ….
Il m’a dit, mais « non c’est parfait ça !on a ce qu’il nous faut », et d’ajouter après un énorme éclat de rire » putain qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour gagner 2000 balles !! ».
Quelques années après, j’ai chanté «  une chanson douce » à mon petit garçon comme nombre de papas….Ce n’est plus tout à fait la même chanson pour moi.

Nicolas Folmer rencontre Claude Nougaro pour le disque Embarquement immédiat

Il m’a donné envie de chanter

Nicolas Folmer & Claude Nougaro

En 2000 paraissait le disque  de Nougaro « embarquement immédiat ».
J’avais fondé  le « Paris Jazz Big Band avec Pierre Bertrand et nous le dirigions depuis 2 ans. Nous avions sorti un premier disque de nos compositions ( « A suivre « )  avec la crème des jazzmen parisien ( André Ceccarelli, Sylvain Beuf, Tony Russo, Stéphane Guillaume, Stéphane Chausse…). L’orchestre avait déjà une solide réputation. Pierre Bertrand s’était vu confié l’écriture des arrangements de big band de ce disque par Yvan Cassar, le réalisateur du projet. C’est par lui que nous avions été présentés à Claude Nougaro et engagés pour 15 jours au palais des congrès et quelques festivals dont Vienne, une télé chez Drucker.
Je rêvais d’inviter Nougaro avec le big band, ce fut finalement l’inverse.
Je me souviens des poèmes qu’il improvisait chaque soir après sa « pause ». Nous jouions le thème du film « Bullit » de Lalo Shiffrin. A son retour , il improvisait un discours, un moment unique par définition, c’était assez drôle, car il n’a jamais pu réussir à  nous présenter sans erreur. Nous étions tour à tour le « Paris Jazz gang big », « le Paris big jazz gang ».
Peu de temps après, j’étais invité à donné un concert au New Morning en hommage à Chet Baker, Stéphane Belmondo, Flavio Boltro et Erik Truffaz étaient les autres trompettistes invités. Claude Nougaro était invité d’honneur, et nous nous sommes retrouvés au « catering artistes » tous les 2 pendant bien 45 minutes à discuter de Chet Baker, de musique, de jazz…, de façon suffisamment  spontanée pour qu’il m’avoue  lui-même qu’il n’arrivait toujours pas à se souvenir du nom exact du « Paris Jazz gang big…Paris big band jazz… ((:» , qu’il appréciait par ailleurs beaucoup.

Nicolas Folmer rencontre Claude Nougaro pour le disque Embarquement immédiat
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Quel bonheur d’entendre un tel soliste : musicalité, swing, imagination, technique, sonorité tout à fait personnelle, avec une pointe d’humour, et une tonne de talent : c’est Nicolas Folmer.

Ce que Michel Legrand dit de Nicolas Folmer alors qu'ils travaillent ensemble

– Michel Legrand

Nicolas Folmer à New York

Meet, Souvenir de jeunesse

John Lewis, Dizzy Gillespie • New York, USA

En 1998, les producteurs Bernard Lion et Franck Ténot ont souhaité faire rejouer le mythique concert donné en 1948 par Dizzy Gillespie et son big band à la salle Pleyel de Paris.
Ils contactèrent alors l’orchestre national de jazz dirigé par Didier Levallet depuis 1997. J’étais le 1er trompette de l’orchestre et il m’a alors été proposé de jouer «  Dizzy Gillespie », c’est-à-dire l’intégralité de sa partie de soliste pour rejouer ce concert au théâtre des champs élysées. Je lui en suis éternellement reconnaissant. Il aurait pu appeler un soliste extérieur plus expérimenté, et il m’a accordé sa confiance. Il fallait le faire.
Le privilège de l’age c’est parfois l’inconscience. Je ressentais une certaine pression bien sur, mais sans rapport avec le challenge. Je me suis préparé à fond en approfondissant le répertoire le plus qu’il m’était possible de le faire.
Nous avons répété 3 jours avec John Lewis, un homme charmant, calme, posé, très élégant tant dans son relationnel que  dans son jeu pianistique.
Il m’a mis en confiance tout de suite avec une bienveillance à la fois réservée et presque paternelle. Toutefois, l’affaire n’était pas mince… Dizzy Gillespie avait rodé ce programme qu’il avait choisi avant de le présenter à Pleyel. J’avais 21 ans à l’époque, je n’avais alors ni son expérience,  ni une technique comparable. Il y avait des coups à prendre. La critique pourrait considérer que je ne jouais pas exactement dans son style, ou se gausser de la moindre hésitation.  Ce fut le cas ! Pas de cadeau, il y eu un article, pas tellement à charge, mais rien de  positif. Le « journaliste » avait  jugé important de compter le nombre de petites bouteilles d’eau que j’avais à mes pieds. C’est dire.
Sacha Distel était venu nous écouter et avait dit en parlant de moi à Tony Russo (1ère trompette du projet) : « Il joue bien ce jeune, mais ce n’est pas quand même pas Gillespie ».
Quelques années après, je remplaçais le même Tony Russo au pied levé dans l’orchestre de Sacha Distel qui m’a reparlé de cette soirée, convenant tout de même que c’était une performance.

J’ai quand même eu une vraie récompense ce soir là, outre la musique partagée, quand John Lewis m’a demandé mon téléphone à la fin du concert. Il l’a d’ailleurs déclaré dans un article. Il avait aimé mon jeu et m’avait parlé de mon son. Nous avions joué sans retour ni amplification comme en 1948. J’avais l’habitude de travailler sur la projection du son, je jouais régulièrement dans un orchestre de salsa, c’était la mode à l’époque. J’avais développé la capacité de gérer ce paramètre. Certains trompettistes passent  à côté à force de jouer de la musique purement amplifiée.
Je suis allé à New York quelques mois après. John Lewis m’avait dit de le contacter si je venais. Ce que je fis. Je logeais chez le pianiste Vincent Bourgeyx, et j’avais appelé de chez lui.
Moins de 24 heures après, message de la part de John Lewis sur le répondeur de Vincent. Il m’invitait à déjeuner chez lui. Nous avons donc passé un après midi à discuter de musique, de sa vie, de la mienne aussi, de ce que je souhaitais faire.
Son épouse était présente et ils m’ont reçu avec une extrême gentillesse. John Lewis voulait monter un quintet avec moi et souhaitait savoir si je pensais venir vivre à New York. C’était une période à laquelle j’y pensais mais il nous a malheureusement quitté en 2001 et j’ai abandonné l’idée même si j’y suis retourné plusieurs fois pour jouer et enregistrer.
J’avais prévu d’aller écouter l’orchestre de Chicago au Carnegie hall en soirée. John Lewis a commandé un taxi qu’il connaissait et m’a accompagné jusqu’à la voiture pour demander au chauffeur de prendre soin de son « ami », il était chic jusqu’au bout.

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